La NSA et le programme Prism

Publié le par revivall

Selon "The Guardian" et le "Washington Post", l'agence américaine de renseignement, la National Security Agency (NSA), surveille les communications de non-Américains qui transitent par les services de Google, Facebook, Yahoo ou encore Microsoft.

 
Il s’appelle Prism, et ce programme top secret des services américains de renseignement a de quoi faire saliver les amateurs de cybersurveillance et effrayer ceux qui pensaient communiquer en ligne en toute intimité.
Le programme Prism en chiffres:

248 % d’augmentation en 2012 du nombre de communications Skype interceptées par l’intermédiaire de Prism.

2 000 rapports mensuels établis par la NSA grâce à Prism.

8 milliards de dollars, le budget annuel estimé de la National Security Agency (NSA).

77 000 rapports des services américains de renseignement qui, depuis 2007, citent des données collectées grâce au programme de cybersurveillance Prism.

20 millions de dollars du budget annuel du programme Prism.

 
Depuis 2007, et avec la bénédiction d’un juge fédéral, la NSA (National Security Agency - agence pour la sécurité nationale) collecte régulièrement la plupart des échanges électroniques effectués par des internautes qui ne sont pas citoyens américains, affirment le quotidien britannique “The Guardian” et le journal américain “The Washington Post”.
 
Ces espions américains spécialisés dans les télécommunications peuvent, d’après des documents top secret de la NSA publiés par ces deux journaux, se servir sur les serveurs de la plupart des géants du Net américains. Ils sont en mesure de consulter les emails, chats, activités sur les réseaux sociaux, vidéo, photos, coups de fils passés par Internet qui transitent par les services de Microsoft, Yahoo, Google, Facebook, Skype, AOL et PalTalk (un chat vidéo qui a connu ses heures de gloires pendant les printemps arabes).
 
“C’est probablement le programme de surveillance le plus important de l’histoire récente des États-Unis”, assure le Washington Post. “Prism permet à la NSA de surveiller les télécommunications sans avoir besoin d’obtenir l’accord des fournisseurs de contenus et sans avoir à demander un mandat pour chaque écoute”, précise The Guardian.
 
Grâce à ce programme, la NSA “peut littéralement observer ce que vous dites en ligne pendant que vous le tapez à l’écran”, a souligné au Washington Post l’officier américain qui a transmis ces documents aux deux médias.
 
Pour les services américains de renseignement et la Maison Blanche, c’est un coup dur qui arrive au lendemain d’un premier pavée dans la mare de la cybersurveillance “Made in USA”. La veille, le président américain Barack Obama avait, en effet, dû reconnaître que la NSA collectait en secret un grand nombre de données à chaque fois que des Américains passaient des coups de téléphone. Un aveu forcé par des révélations du Guardian.
 
Cette fois-ci, les services de renseignement eux mêmes sont montés au créneau pour défendre Prism. James R. Clapper, directeur du renseignement national américain a tout d’abord mis en cause les deux journaux à l’origine de l’affaire. “Ces révélations non autorisées mettent en péril nos efforts pour identifier les menaces sur notre sécurité nationale”, écrit-il dans un communiqué publié en ligne. Il ajoute que les articles incriminés contiennent “des erreurs” et souligne que Prism agit dans la légalité la plus totale. Le programme “est mené sous l’autorité du Congrès [américain]”, explique-t-il ajoutant que la Cour de surveillance du renseignement extérieur - qui siège en secret - surveille qu’il n’y a pas d’abus dans l’utilisation des données collectées. Enfin, James R. Clapper s’est voulu rassurant... pour les citoyens américains. Il a souligné que cette cybersurveillance vise uniquement les ressortissants étrangers soupçonnés de liens avec des groupes terroristes.
 
Si les autorités américaines reconnaissent l’existence de Prism, les géants de l’Internet concernés ont, de leur côté, été unanimes. Aucun d’entre eux ne connaît ou participe “volontairement” ou “directement” à cette collecte massive des données. Pour les Google, Facebook et autres, des révélations faisant d’eux des complices d’une opération attentatoire à la vie privée des internautes pourraient, en effet, être dévastatrices en terme d’image.

 

Les Diapositives de la NSA expliquent le programme de collecte de données de Prysm.

Grâce à un programme Top-secret autorisé par les juges fédéraux travaillant en vertu de la Loi sur les étrangers de la FISA, le renseignement Américain peut accéder aux serveurs de neuf entreprises d'Internet pour un large éventail de données numériques. Les documents décrivant le programme précédemment non divulgué, obtenu par le Washington Post, montrent l'étendue des capacités de surveillance électronique des américains à la suite d'une polémique largement médiatisée sur écoutes sans mandat des communications téléphoniques nationales US en 2005. Ces diapositives, annotés par le Washington Post, représentent une sélection dans le document d'ensemble, et certaines portions sont expurgées. Lire l'article connexe.

Les diapositives explicatives de l'Agence de sécurité nationale sur le programme vante son efficacité et dispose les logos des sociétés concernées.

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Le programme est appelé "Prism" comme les prismes utilisés pour séparer la lumière, qui est utilisée pour transporter des informations sur les câbles de fibre optique.

 

Cette note indique que le programme est la source numéro un du renseignement brut utilisé pour les rapports analytiques de la NSA qui a le sceau ded Opérations spéciales de Source, le terme des alliances de la NSA avec des compagnies américaines fiables.

Communication d'une cible de surveillance

Ce diagramme montre comment la majeure partie des communications électroniques du monde traversent les sociétés basées aux États-Unis.

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